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Informations sur la mycose génitale.

Mycose génitale : qu'est-ce que c'est ?

La mycose génitale, aussi appelée candidose génitale, est une infection des organes génitaux qui touche fréquemment les femmes, même si les hommes peuvent aussi y être sujets. Qu’est-ce qu'une mycose génitale et quels sont ses symptômes ? Comment la traiter ? Apprenez-en plus dans cet article.

Publié le 28 avril 2026, mis à jour le 28 avril 2026, par Pauline, Ingénieure chimiste — 15 min de lecture

L'essentiel à retenir.

  • La mycose génitale est causée par la prolifération d'un champignon, souvent Candida albicans, déjà présent dans notre organisme. Ce n'est pas une IST, mais un déséquilibre de la flore.

  • Chez la femme, la mycose vaginale se manifeste par des démangeaisons intenses et des pertes blanches grumeleuses. Chez l'homme, la mycose génitale provoque des rougeurs et des irritations au niveau du gland.

  • L'humidité, la macération, l'excès d'hygiène, la prise d'antibiotiques ou une alimentation trop sucrée favorisent l'infection fongique des parties intimes.

  • L'utilisation d'antifongiques locaux (capsules, crèmes) sur avis médical est très efficace pour éliminer les mycoses génitales, à condition de suivre le traitement jusqu'au bout pour éviter les récidives.

  • Sécher soigneusement la zone intime, utiliser des soins doux respectueux de la peau, laver son linge à 60°C sont de bons réflexes à avoir pour prévenir les mycoses génitales.

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Comment définir une mycose génitale ?

Comme les mycoses cutanées, buccales et unguéales, la mycose génitale est une infection parasitaire déclenchée par la prolifération de champignons microscopiques, le plus souvent issus de la famille des levures. Dans la grande majorité des cas, le micro-organisme responsable est le Candida albicans, ce qui explique pourquoi le terme médical de "candidose génitale" est fréquemment employé. Il est important de préciser que ce champignon n'est pas un intrus : il est naturellement présent en petite quantité dans notre organisme, notamment au sein des flores intestinales et génitales, où il participe à l'équilibre du microbiote sans causer de dommages.

L'infection survient lorsque cet équilibre est rompu. Sous l'influence de divers facteurs, le champignon change de comportement, devient agressif et se multiplie de manière excessive, provoquant une inflammation des muqueuses. Chez la femme, cette affection peut toucher la vulve, le vagin ou les deux, prenant alors le nom de vulvovaginite. Chez l'homme, elle se manifeste plus souvent par une inflammation du gland, appelée balanite. Bien qu'elle puisse être contractée lors d'un rapport sexuel, la mycose génitale n'est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible (IST) au sens strict, car elle résulte avant tout d'un déséquilibre interne de la flore.

La mycose génitale est très fréquente chez les femmes.

75%

Prévalence moyenne des mycoses vaginales causées par Candida albicans chez les femmes en âge de procréer.

8%

Prévalence moyenne des mycoses vaginales récurrentes (> 3 fois par ans) causées par Candida albicans chez les femmes en âge de procréer.

Quelles sont les causes d’une mycose génitale ?

L'apparition d'une mycose génitale est le résultat d'une dysbiose, c'est-à-dire d'un déséquilibre du microbiote de cette zone.

Dans le vagin, la protection est assurée par une flore composée majoritairement de "bonnes" bactéries, les lactobacilles, qui maintiennent un pH acide pour empêcher la prolifération des agents pathogènes. L'infection survient lorsqu'un facteur externe ou interne vient briser cette barrière. Le Candida albicans profite alors de cette brèche pour passer de son état de levure inoffensive à une forme filamenteuse agressive qui s'insinue dans les tissus de la muqueuse.

Chez l'homme, le mécanisme est légèrement différent mais repose également sur une rupture d'équilibre. Le champignon apprécie les environnements chauds et humides, ce qui fait du repli du prépuce un foyer de développement idéal. Si l'acidité naturelle ou l'immunité locale diminue, le champignon colonise le gland. Qu'il s'agisse d'un changement hormonal, d'une variation du taux de sucre ou d'une agression chimique liée à l'hygiène, chaque cause vient fragiliser l'écosystème génital, offrant au champignon les ressources nécessaires pour se multiplier de manière anarchique.

Voici un récapitulatif des principaux facteurs favorisant la prolifération des micro-organismes :

Facteurs de risqueConcerne plutôt...Explications
Traitements antibiotiquesLes femmes et les hommesIls éliminent les bactéries protectrices de la flore vaginale, laissant le champ libre au Candida
Excès d'hygièneLes femmesLes douches vaginales et savons agressifs détruisent le film protecteur à la surface de la muqueuse et perturbent le pH acide de la zone
Déficit d'hygièneLes hommesLe manque de nettoyage sous le prépuce favorise l'accumulation de résidus et la macération
Variations hormonalesLes femmesLa grossesse, les règles ou la ménopause modifient l'équilibre des muqueuses et leur acidité
Alimentation et diabèteLes femmes et les hommesLes champignons se nourrissant de sucre, une glycémie élevée stimule leur croissance
Affaiblissement immunitaireLes femmes et les hommesLe stress, la fatigue ou des maladies diminuent la capacité du corps à réguler les levures
Habitudes vestimentairesSurtout les femmes, mais aussi les hommesLes vêtements serrés et les tissus synthétiques, par exemple les serviettes hygiéniques, retiennent la chaleur et l'humidité (macération)
Produits irritantsLes femmesL'usage de gels lubrifiants inadaptés ou de tampons oubliés fragilise la muqueuse
Les différents facteurs pouvant causer une mycose génitale.

Zoom sur les symptômes d'une mycose génitale chez la femme.

Les symptômes d’une mycose génitale ne sont pas les mêmes chez la femme et l’homme. Pour la femme, les signes cliniques traduisent l'inflammation de la muqueuse vulvo-vaginale. Bien que chaque femme puisse ressentir l'infection avec une intensité variable, les symptômes découlent directement de l'irritation provoquée par les filaments du champignon qui altèrent la paroi vaginale. Ces désagréments, s'ils sont généralement bénins, altèrent significativement le confort quotidien et la santé sexuelle tant que l'équilibre de la flore n'est pas rétabli. Les principaux symptômes d’une mycose génitale chez la femme sont :

  • Démangeaisons vulvaires et vaginales : C'est le signe le plus fréquent et le plus précoce. Il résulte de la réaction inflammatoire de la muqueuse face aux toxines libérées par le Candida albicans.

  • Pertes blanches inhabituelles : L'infection modifie l'aspect des sécrétions vaginales, qui deviennent blanches, épaisses et grumeleuses, rappelant l'aspect du "lait caillé". Contrairement à d'autres infections bactériennes, ces pertes sont généralement inodores.

  • Rougeurs et gonflement : L'afflux de sang vers la zone infectée pour combattre le champignon provoque une inflammation visible de la vulve et de l'entrée du vagin, qui peuvent paraître tuméfiées.

  • Sensations de brûlure : Celles-ci peuvent être constantes ou survenir spécifiquement lorsque l'urine passe sur la muqueuse irritée ou lors des rapports sexuels.

  • Douleurs lors des rapports sexuels : L'inflammation rend la muqueuse fragile et moins élastique. Les frottements deviennent alors douloureux, voire insupportables, en raison de la sensibilité accrue de la zone intime.

  • Pertes odorantes dans certains cas : Bien que classiquement inodore, la mycose vaginale peut parfois s'accompagner d'une modification de l'odeur si elle est associée à un déséquilibre plus large de la flore vaginale.

Comment reconnaître une mycose génitale chez l'homme ?

Chez l’homme, la mycose génitale est souvent plus discrète que chez la femme, mais elle n'en demeure pas moins gênante. Elle se caractérise par une inflammation du gland et parfois du prépuce, déclenchée par la prolifération du champignon sous le repli cutané. Bien que les hommes soient moins sujets à cette infection grâce à une anatomie "externe" qui limite la macération, surtout en cas de circoncision, les symptômes, lorsqu'ils apparaissent, sont le signe d'un microbiote cutané fragilisé. Voici les signes cliniques permettant de reconnaître une mycose chez l’homme :

  • Rougeur du gland et du prépuce : C'est le signe le plus visible. La peau de l'extrémité de la verge devient rouge vif et peut paraître luisante, témoignant de l'agression de la muqueuse par les levures.

  • Démangeaisons et picotements : Comme pour la femme, le champignon provoque une irritation locale intense. Ces sensations de prurit incitent au grattage, ce qui peut aggraver l'inflammation ou provoquer de micro-lésions.

  • Éruptions ou dépôts blanchâtres : On peut observer l'apparition de petites taches blanches brillantes ou de micro-pustules sur le gland. Parfois, un écoulement épais et blanchâtre peut s'accumuler sous le prépuce, résultant de la multiplication des champignons et de la réaction cellulaire.

  • Gonflement du gland : En réaction à l'infection, la zone peut devenir tuméfiée et douloureuse au toucher, rendant parfois le décalottage inconfortable.

  • Sensations de brûlure : Le passage de l'urine sur la zone sujette à l'inflammation peut provoquer des brûlures vives, semblables à celles ressenties lors d'une infection urinaire.

  • Douleurs pendant les rapports sexuels : L'irritation et la perte d'élasticité de la peau du gland rendent les frottements douloureux, ce qui peut impacter temporairement la vie sexuelle.

Quelle conduite tenir en cas de mycose génitale ?

La prise en charge d'une mycose génitale doit être rapide pour stopper l'inflammation et éviter que l'infection ne s'étende ou ne devienne chronique.

Dès l'apparition des premiers symptômes, il est fortement recommandé de consulter un médecin. En effet, seul un professionnel de santé pourra établir avec certitude le diagnostic de la mycose génitale et ne pas la confondre avec une autre pathologie, comme une infection bactérienne ou une infection sexuellement transmissible. Le médecin procède généralement à un examen clinique et, en cas de doute ou de récidives fréquentes, peut prescrire un prélèvement local en laboratoire. Cette analyse permet d'identifier avec certitude la souche de champignon responsable, généralement le Candida albicans mais pas systématiquement, et d'exclure d'autres causes d'irritation.

Bon à savoir : Si vous ne trouvez pas de rendez-vous rapidement, vous pouvez faire une téléconsultation pour obtenir rapidement un premier avis et une prescription.

Une fois le diagnostic posé, le traitement repose sur l'utilisation d'antifongiques adaptés à la zone touchée :

  • Chez la femme : Le traitement de référence combine souvent un ovule ou une capsule antifongique à insérer dans le vagin et une crème antifongique à appliquer sur la vulve pendant quelques jours. Des probiotiques vaginaux, à base de lactobacilles, peuvent également être prescrits pour aider à restaurer la flore vaginale et prévenir les rechutes.

  • Chez l'homme : L'application d'une crème ou d'une lotion antifongique directement sur le gland et le prépuce pendant quelques jours suffit généralement à éradiquer l'infection. Si cela n'est pas suffisant, le médecin peut prescrire un médicament antifongique à prendre par voie orale, souvent du fluconazole.

Prudence avec les "remèdes naturels" aux mycoses génitales.

On lit parfois que les huiles essentielles, comme celle de lavande vraie ou d'arbre à thé, peuvent lutter contre les mycoses. S'il est vrai qu'elles possèdent des propriétés antifongiques, leur utilisation sans recommandation médicale sur les muqueuses présente des risques importants d'allergie ou de brûlure. Il est impératif de demander préalablement l'avis d'un professionnel de santé.

Nos conseils supplémentaires pour lutter contre les mycoses génitales.

Pour garantir l'efficacité du traitement et prévenir les récidives, il est important de s'interroger sur ses habitudes d'hygiène intime. Le premier rempart consiste à préserver l'équilibre naturel du microbiote. Il est donc impératif de bannir les douches vaginales et les savons antiseptiques ou trop agressifs, qui décapent la flore protectrice. La toilette doit rester strictement externe, limitée à la vulve ou au gland, en utilisant de l'eau claire et des produits lavants doux à pH neutre.

Parallèlement, la lutte contre la macération est un pilier de la prévention des infections des parties intimes, car l'humidité est propice au développement des champignons. Il est recommandé de privilégier les sous-vêtements en fibres naturelles, comme le coton, qui laissent s'évacuer la transpiration, et d'éviter les vêtements trop serrés. Un geste simple mais crucial consiste à sécher soigneusement la zone génitale après chaque toilette ou baignade, en tamponnant doucement avec une serviette propre pour ne pas irriter la muqueuse. De plus, pour éviter de se réinfecter, les sous-vêtements et les serviettes de toilette doivent être lavés à une température minimale de 60°C, seul palier thermique capable d'éliminer totalement les micro-organismes résistants.

Enfin, d'un point de vue nutritionnel, une réduction de la consommation de sucres raffinés peut s'avérer bénéfique, notamment pour les personnes diabétiques ou sujettes aux mycoses chroniques, car le Candida se nourrit directement du glucose présent dans l'organisme.

Bien que la mycose ne soit pas considérée comme une IST, il faut savoir qu'il est possible de la transmettre à son partenaire. Ainsi, avant et pendant le traitement, il est conseillé d'éviter les rapports sexuels et de surveiller l'apparition d'éventuels symptômes chez son partenaire.

Sources

FAQ sur les mycoses génitales.

Une mycose vaginale peut-elle guérir toute seule ?

C'est très improbable. Sans traitement antifongique, l'inflammation risque de s'intensifier, de s'étendre à la vulve ou de provoquer des fissures douloureuses.

Peut-on avoir des rapports sexuels pendant une mycose ?

Cela est fortement déconseillé. Outre la douleur causée par l'inflammation, les rapports peuvent aggraver les lésions et favoriser la transmission du champignon au partenaire, créant un risque de réinfection mutuelle.

Pourquoi ma mycose revient-elle juste avant mes règles ?

Les variations hormonales du cycle menstruel modifient l'acidité du vagin et la composition du microbiote. Ces changements physiologiques créent ponctuellement un environnement favorable au développement du Candida albicans.

Les probiotiques sont-ils vraiment utiles en cas de mycose vaginale ?

Oui, surtout après un traitement antibiotique ou en cas de mycoses récidivantes. Ils aident à recoloniser le vagin avec de "bonnes" bactériesn les lactobacilles, renforçant ainsi les défenses naturelles contre les champignons.

Quel est le lien entre le sucre et les mycoses ?

Le Candida est une levure qui se nourrit de glucose. Une alimentation riche en sucres rapides ou un diabète mal équilibré augmente le taux de sucre dans les sécrétions vaginales, boostant ainsi la croissance des champignons.

Je suis enceinte et j'ai une mycose, est-ce dangereux pour le bébé ?

La mycose est fréquente pendant la grossesse à cause des hormones. Elle est sans danger pour le développement du bébé, mais doit être traitée pour éviter une transmission lors de l'accouchement (muguet buccal du nourrisson). Demandez conseil à votre sage-femme ou gynécologue.

Est-ce que les protège-slips favorisent les mycoses ?

Utilisés quotidiennement, ils limitent la circulation de l'air et favorisent l'humidité et la chaleur, créant un environnement idéal à la prolifération des champignons. Il est préférable de porter des culottes en coton et de n'utiliser des protections que pendant les règles.

Mon partenaire n'a pas de symptômes, doit-il quand même se traiter ?

Si la mycose est isolée, ce n'est pas nécessaire. En revanche, en cas de récidives fréquentes, il est possible que le partenaire soit porteur sain du champignon sans le savoir. Il faut alors consulter un professionnel de santé pour s'en assurer et éventuellement recevoir un traitement.

Combien de temps dure le traitement avant de voir une amélioration ?

Généralement, les démangeaisons diminuent en 24 à 48 heures après la mise en place du traitement. Toutefois, la disparition totale de l'inflammation et le retour à une flore saine peuvent prendre environ une semaine.

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