Il n'existe pas de contre-indications particulières à la réalisation d'un peeling superficiel pour les lèvres, sauf si cela est spécifié par le fournisseur du produit.
Il en va différemment pour les peelings moyens et profonds des lèvres. Ces procédures sont contre-indiquées dans plusieurs cas, notamment lors d'une grossesse ou d'un allaitement. En effet, durant ces périodes, la peau est plus fragile et les taches pigmentaires ou cicatrices engendrées par l'opération pourraient s'installer de manière irréversible. Par ailleurs, des études épidémiologiques ont associé une exposition prénatale au phénol, le composé utilisé pour réaliser les peelings profonds, à une réduction du poids et de la viabilité fœtale, ainsi qu’à une augmentation de certains symptômes neurologiques inhabituels. En ce qui concerne l'acide trichloroacétique, utilisé pour les peelings moyens, il existe peu de recherches disponibles sur son innocuité pendant la grossesse. Cependant, des études récentes suggèrent qu’il est cancérogène. Ainsi, par principe de précaution, le peeling moyen des lèvres est formellement déconseillé aux femmes enceintes.
Il est également déconseillé d’effectuer un peeling moyen ou profond sur les lèvres si la zone présente une altération cutanée, telle qu’une brûlure, une plaie ouverte, une infection active ou une maladie dermatologique inflammatoire, comme l’eczéma ou le psoriasis. En particulier, la présence d’un herpès labial, même en phase de rémission, constitue une contre-indication temporaire, car le peeling pourrait réactiver le virus et aggraver les lésions. De plus, une allergie de contact à l’un des composants de la solution exfoliante – qu’il s’agisse d’un acide, d’un conservateur ou d’un parfum – rend ce type d’acte à risque. Un test préalable ou une consultation médicale est fortement recommandé pour écarter toute sensibilité connue avant d’envisager un peeling chimique sur cette zone fragile.