Il s'agit d'un phénol terpénique isolé en 1966 et dérivé de graines de Psoralea corylifolia (bakuchi ou babki), qui appartient à un groupe important de composés naturels appelés meroterpenoïdes. P. corylifolia est largement utilisé dans la médecine traditionnelle indienne (ayurvédique) et chinoise pour traiter de nombreuses maladies comme le psoriasis, la leucodermie, la lèpre, l'acné et les maladies inflammatoires de la peau.
Dans les soins de la peau, le bakuchiol est reconnu comme alternative naturelle et sans risque au rétinol (dérivé de la vitamine A). Pourtant, le bakuchiol ne partage pas la similarité structurelle du rétinol. Son rapprochement avec cet actif se fait par analogie fonctionnelle, c’est-à-dire qu’il imite ses propriétés dermo-cosmétiques.
En effet, comme le rétinol, le bakuchiol stimule le renouvellement cellulaire et la synthèse de certaines protéines essentielles à la fermeté de la peau (collagène, élastine, acide hyaluronique, fibroblastes).
Doux et convenant aux peaux sensibles ou sujettes aux imperfections, il ne provoque pas d’effets secondaires désagréables contrairement au rétinol. En outre, il n’existe pas de contre-indication ni de danger quant à son utilisation par les femmes enceintes ou avant une exposition au soleil (le bakuchiol est photostable). Mais comment l'obtient-on ?