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Lien entre cheveux gras et perte de cheveux.

Cheveux gras et perte de cheveux : y a-t-il un rapport ?

Un cuir chevelu gras est le résultat d’une hyperactivité des glandes sébacées, souvent influencée par des facteurs hormonaux. Il peut arriver que cette hyperséborrhée capillaire s'accompagne d'une perte de cheveux plus ou moins importante. Simple coïncidence ou véritable lien biologique ? Retrouvez à la suite la réponse à cette question.

Mots-clés : cuir chevelu gras qui gratte et perte de cheveux, cheveux qui graissent vite et qui tombent, cheveux gras causent des démangeaisons puis les cheveux chutent, cheveux gras qui tombent

Publié le 27 juin 2023, mis à jour le 25 février 2026, par Manon, Rédactrice Scientifique — 7 min de lecture

L'essentiel à retenir.

  • Les cheveux gras résultent d’une hyperséborrhée liée principalement à l’activité des androgènes et de l’enzyme 5-α-réductase.

  • La chute de cheveux dépend du cycle pilaire et peut être influencée par des facteurs hormonaux, inflammatoires, génétiques ou environnementaux.

  • Le sébum en lui-même ne provoque pas directement la chute des cheveux, mais un excès peut modifier l’environnement du cuir chevelu.

  • Des études montrent des différences de composition lipidique et de microbiote chez les personnes présentant un cuir chevelu gras associé à une perte de cheveux.

  • Une inflammation chronique de bas grade, favorisée par un déséquilibre du sébum et du microbiote, peut perturber le cycle de croissance capillaire.

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Chute de cheveux et cheveux gras : quels sont les mécanismes en jeu ?

Les cheveux gras résultent d’une hyperséborrhée, c’est-à-dire d’une production excessive de sébum par les glandes sébacées du cuir chevelu. Cette hyperactivité est principalement influencée par les hormones androgènes. La testostérone est convertie localement en dihydrotestostérone (DHT) par l’enzyme 5-α-réductase au sein des cellules sébacées, ce qui stimule la synthèse lipidique et augmente la sécrétion de sébum. Une activité élevée de cette enzyme prédispose donc à un cuir chevelu plus gras. À ces facteurs hormonaux s’ajoutent des éléments environnementaux, tels que le stress, la pollution, certains produits capillaires inadaptés ou encore une alimentation à index glycémique élevé, susceptibles d’accentuer indirectement la production d’androgènes et la séborrhée.

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de glandes sébacées sur le corps.

La chute de cheveux, quant à elle, repose sur des mécanismes distincts liés au cycle pilaire. Chaque follicule alterne entre une phase de croissance (anagène), une phase de transition (catagène) et une phase de repos (télogène), au terme de laquelle le cheveu tombe. Une perte de cheveux accrue peut résulter d’un raccourcissement de la phase anagène, d’une entrée prématurée en phase télogène, un phénomène appelé "effluvium télogène", d’une miniaturisation progressive du follicule comme dans l’alopécie androgénétique, ou encore d’une inflammation du cuir chevelu.

100 – 150

cheveux tombent naturellement chaque jour, sans qu'il s'agisse d'une perte de cheveux anormale.

Ainsi, lorsque des personnes décrivent des cheveux qui graissent vite et qui tombent, il est important de rappeler que la production de sébum et la dynamique folliculaire relèvent de processus biologiques différents, même s’ils peuvent mutuellement s'influencer.

Un excès de sébum peut-il perturber la pousse des cheveux ?

En théorie, le sébum n’est pas un ennemi du cheveu. Il participe à la lubrification de la fibre et à la protection du cuir chevelu. Toutefois, un excès peut modifier l’environnement folliculaire, en influençant la composition lipidique locale et l’équilibre du microbiote. C’est dans ce contexte que certaines personnes décrivent un cuir chevelu gras qui gratte et qui mène à une perte de cheveux. La question n’est donc pas tant la présence de sébum que son excès associé à d’éventuelles altérations inflammatoires ou microbiennes.

Une étude récente menée chez des jeunes femmes âgées de 18 à 35 ans présentant un cuir chevelu gras et une perte de cheveux a mis en évidence des différences significatives par rapport à un groupe contrôle, tant au niveau des paramètres physiologiques du cuir chevelu que de la composition lipidique et du microbiote. Huit lipides différentiels ont été identifiés, principalement des céramides, des triglycérides et des diglycérides. Les céramides, des composants essentiels de la barrière cutanée, participent aussi à la signalisation cellulaire et à l’apoptose. Une accumulation anormale pourrait ainsi perturber l’environnement folliculaire. Par ailleurs, deux voies métaboliques lipidiques, dont la voie des sphingolipides, ont été associées aux profils observés. Cette voie est impliquée dans la production de molécules bioactives, comme la sphingosine-1-phosphate, qui interviennent dans la régulation de la croissance cellulaire et des réponses inflammatoires. Une dérégulation pourrait donc influencer à la fois la production de sébum et le cycle pilaire.

L’étude a également mis en évidence des différences dans la composition du microbiote du cuir chevelu. Des variations dans l’abondance de bactéries, telles que Cutibacterium ou Pseudomonas, ainsi que de levures, comme Malassezia, ont été observées. Or, ces micro-organismes interagissent étroitement avec les lipides du sébum : certaines levures hydrolysent les triglycérides et libèrent des acides gras susceptibles d’irriter le cuir chevelu, favorisant des démangeaisons et une inflammation locale. Une inflammation chronique, même modérée, peut altérer la qualité de l’environnement folliculaire et perturber le cycle de croissance des cheveux.

Différences dans le microbiome du cuir chevelu des jeunes femmes présentant un cuir chevelu gras et des pertes de cheveux comparées à un groupe contrôle.

Différences dans le microbiome du cuir chevelu des jeunes femmes présentant un cuir chevelu gras et des pertes de cheveux comparées à un groupe contrôle.

Source : ZHAO F. & al. Multidimensional research on hair loss in young Chinese females with oily scalps. Journal of Cosmetic Dermatology (2025).

Néanmoins, les auteurs soulignent qu’il s’agit d’une étude observationnelle : les associations identifiées ne permettent pas d’affirmer qu’un cuir chevelu gras provoque directement la chute des cheveux.

En conclusion, un cuir chevelu gras ne provoque pas mécaniquement une chute de cheveux, car la production de sébum et le cycle pilaire relèvent de mécanismes biologiques distincts. En revanche, un excès de sébum peut modifier l’écosystème du cuir chevelu, favoriser des déséquilibres microbiens et entretenir une inflammation chronique de bas grade. Or, un environnement folliculaire inflammatoire est susceptible de perturber le cycle de croissance du cheveu et d’accentuer certaines formes de chute, notamment chez des personnes déjà prédisposées. Ainsi, si les cheveux qui graissent vite ne tombent pas forcément plus rapidement que les autres, un cuir chevelu déséquilibré peut constituer un facteur aggravant aux chutes de cheveux.

Sources

FAQ sur le lien entre les cheveux gras et la chute de cheveux.

Un cuir chevelu gras qui gratte peut-il provoquer une perte de cheveux ?

Un cuir chevelu gras qui gratte peut annoncer les prémices d'une perte de cheveux, même si ce n'est pas systématique. Cela étant, une inflammation chronique liée à l’irritation peut perturber l’environnement folliculaire et fragiliser le cycle pilaire.

Faut-il laver ses cheveux plus souvent en cas de chute de cheveux liée à un cuir chevelu gras ?

Si on conseille souvent d'essayer d'espacer ses shampooings, en réalité, le plus important est d'adapter la fréquence de lavage aux besoins de ses cheveux. Par exemple, si votre cuir chevelu a tendance à graisser rapidement et à vous causer de l'inconfort, vous pouvez tout à fait laver vos cheveux tous les jours.

Le sébum bouche-t-il les follicules pileux ?

Le sébum en lui-même ne bouche pas les follicules pileux et n'empêche pas un cheveu de pousser. Cependant, associé à des cellules mortes et à des micro-organismes, il peut contribuer à un environnement occlusif qui perturbe localement le cuir chevelu.

Le stress peut-il rendre les cheveux plus gras et favoriser leur chute ?

Le stress peut influencer l’équilibre hormonal et la production de sébum. Il peut également perturber le cycle pilaire, favorisant une chute diffuse temporaire.

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