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AHA, BHA ou PHA.

AHA, BHA et PHA : quelle est la différence entre ces acides exfoliants en cosmétique ?

Découverts depuis plus d'une cinquantaine d'années, les acides hydroxylés constituent aujourd'hui une classe de composés largement utilisés dans de nombreuses formulations cosmétiques et dermatologiques pour leurs divers bienfaits sur la peau. Dans cet article, nous passons en revue les classes les plus fréquemment utilisées de ces composés, telles que les acides α-hydroxylés (AHA), les acides β-hydroxylés (BHA) et les acides polyhydroxylés (PHA).

Publié le 16 décembre 2021, mis à jour le 20 mai 2026, par Stéphanie, Doctoresse en Sciences de la Vie et de la Santé — 15 min de lecture

Les AHA, la classe la plus populaire des hydroxyacides.

Les acides α-hydroxylés (AHA), souvent appelés "acides de fruits" car ils se trouvent naturellement dans divers fruits et plantes, sont des acides organiques faibles qui portent un ou plusieurs groupes hydroxyles (-OH) liés au carbone α, c'est-à-dire le premier carbone suivant le groupe acide carboxylique (-COOH). Les groupes hydroxyle et carboxyle sont tous deux directement liés à un atome de carbone aliphatique ou alicyclique. Le groupe hydroxyle de l'AHA est neutre ; seul le groupe carboxyle lui confère son caractère acide.

Bien que de nombreux AHA soient présents à l'état naturel, la plupart de ces petites molécules polaires utilisées dans les produits cosmétiques sont généralement de synthèse, produits par voie chimique ou enzymatique. Les acides α-hydroxylés peuvent être divisés en différentes sous-classes selon le nombre de groupes -COOH présents : monocarboxyliques (acide glycolique, acide lactique et acide mandélique), dicarboxyliques (acide malique et acide tartrique) et tricarboxylique (acide citrique).

En plus d'être le premier composé de cette classe à être introduit dans les produits de soin de la peau, l'acide glycolique se distingue par sa petite taille moléculaire, qui permet une pénétration cutanée rapide et efficace.

AHAINCIFormule chimiqueOrigineMasse moléculaire (g/mol)
Acide glycolique/Acide hydroxyacétiqueGlycolic AcidC2H4O3Canne à sucre76,05
Acide lactique (forme L)Lactic AcidC3H6O3Fermentation du lait, tomates90,08
Acide maliqueMalic AcidC4H6O5Pommes134,09
Acide tartriqueTartaric AcidC4H6O6Raisins150,09
Acide mandéliqueMandelic AcidC8H8O3Amandes amères152,15
Acide citriqueCitric AcidC6H8O7Agrumes192,12

L'acide malique et l'acide citrique contiennent un groupe hydroxyle en position α par rapport à un groupe carboxyle et en position β par rapport à l'autre, souvent désigné comme des BHA. Quant à l'acide tartrique, c'est un acide dicarboxylique possédant deux groupes hydroxyle en position α.

Comment agissent les AHA sur la peau ?

Ces composés ont d'abord été utilisés pour traiter les hyperkératoses cutanées. Ils exfolient et lissent efficacement la peau, sur tous les types de peau et phototypes. Ces propriétés kératolytiques des α-hydroxyacides ont été décrites pour la première fois en 1974 par VAN SCOTT et YU, qui ont montré leur efficacité dans le traitement topique des troubles de la kératinisation, notamment les ichtyoses, en montrant que les AHA diminuent la cohésion intercellulaire des cornéocytes dans la couche cornée, favorisant ainsi la desquamation et le renouvellement épidermique.

Sur le plan mécanistique, WANG X. (1998) a proposé que les αHA réduisent la concentration d'ions Ca2+ dans l'épiderme par chélation, éliminant ces ions des jonctions adhérentes (desmosomes et jonctions cadhérines). Cette diminution de la formation des liaisons ioniques perturbe l'adhérence cellulaire et provoque l'exfoliation. La même hypothèse suggère que cette perte d'ions Ca2+ dans l'épiderme tend à favoriser la croissance cellulaire et à ralentir la différenciation cellulaire.

Cependant, leurs bienfaits vont bien au-delà de l'exfoliation. Au niveau dermique, l'application polongée d'AHA stimule la biosynthèse de glycosaminoglycanes, notamment l'acide hyaluronique épidermiques et dermiques, et de collagène par les fibroblastes, entraînant une augmentation mesurable de l'épaisseur cutanée. YU R. J. & al. (1996) ont documenté, sur peau d'avant-bras, des augmentations significatives de l'épaisseur dermique après application quotidienne d'AHA, corrélées à une amélioration de la qualité des fibres élastiques et à une augmentation du collagène de type I. Au niveau moléculaire, l'acide glycolique modulerait la dégradation matricielle et la synthèse de collagène en agissant sur les cytokines libérées par les kératinocytes.

Les AHA présentent également un effet dépigmentant, lié à deux mécanismes complémentaires : le remodelage épidermique et la desquamation accélérée d'une part qui favorisent une dispersion plus rapide des pigments de mélanine, et une inhibition directe de l'activité de la tyrosinase d'autre part. Une étude in vitro (2003) a montré que l'acide glycolique et l'acide lactique à des concentrations de 300 à 500 μg/mL réduisent la formation de mélanine dans les mélanocytes en inhibant directement l'activité de la tyrosinase dans des cellules de mélanome humaines et murines. Enfin, les AHA présentent une capacité hydratante liée à leur aptitude à absorber l'eau de leur environnement, bien que la plupart d'entre eux ne soient pas des humectants primaires au sens strict.

L'efficacité des AHA dépend de leur concentration en acide libre biodisponible, du pH de la formulation et de la durée d'exposition.

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Acides α-hydroxylés (AHA)

Formule chimique : R-C(OH)-COOH.

Concentration d'utilisation : 4 à 10% en cosmétique (vente libre) ; > 20 à 70% en médecine esthétique (peeling chimique professionnel).

pH : ≥ 3,5 dans les produits cosmétiques ; pH plus bas (3,0) réservé aux professionnels qualifiés.

Solubilité : soluble dans l'eau (hydrosoluble).

Exemples d'AHA : acide glycolique, acide lactique (forme L), acide citrique, acide mandélique, actide tartrique et acide malique.

Propriétés : kératolytique, hydratante, dépigmentante (éclaircissante), régénérante, antioxydante (pour les AHA polycarboxyliques comme l'acide citrique), photoprotecteur (≤ 2% in vivo), régulatrice de pH.

Bienfaits : taches pigmentaires, signes du vieillissement cutané, kératose pilaire (jambes de fraises), teint terne, boutons, cicatrices, verrues, psoriasis, callosités, poils incarnés, pellicules.

Types de peau : peaux normales à sèches, teints irréguliers, peaux rugueuses.

Précautions : actifs photosensibilisants (associés à une protection solaire quotidienne), potentiellement irritant pour les peaux sensibles (picotements, sensation de brûlure, rougeurs, hyperpigmentation post-inflammatoire, etc.).

<h3>Acides <b>α-hydroxylés (AHA)</b></h3><p><b>Formule chimique : </b>R-C(OH)-COOH
Formule structurale des acides alpha-hydroxylés (AHA).

Les BHA et la particularité de leur solubilité lipidique.

Quant aux β-hydroxyacides (BHA), ce sont des acides carboxyliques qui possédent un groupe -OH en position β par rapport au groupe -COOH, séparé par deux atomes de carbone de la fonction acide. Comme pour les AHA, le groupe hydroxyle du BHA est neutre, tandis que le groupe carboxyle confère son caractère acide. Cette architecture moléculaire leurconfère une liposolubilité - contrairement aux AHA hydrosolubles - qui leur donnerait théoriquement une affinité pour les environnements riches en sébum.

Les BHA au sens strict de la définition chimique sont cependant peu ou pas commercialisés dans les formulations cosmétiques ou dermatologiques actuelles. L'acide β-hydroxybutanoïque est présent dans les tissus de l'organisme comme intermédiaire métabolique (corps cétoniques) et source d'énergie, mais il n'a pas été développé comme actif topique à usage cosmétique. L'acide tropique est un BHA liposoluble dont les propriétés topiques restent non-étudiées cliniquement. En l'absence de données cliniques documentant leur efficacité sur la peau humaine, aucun bénéfice cosmétique ne peut leur être attribué à ce stade.

En pratique, le terme "BHA" est quasi-systématiquement utilisé dans l'industrie cosmétique pour désigner l'acide salicylique — une confusion sémantique persistante mais chimiquement incorrecte.

BHAFormule chimiqueOrigineMasse moléculaire (g/mol)
Acide β-hydroxybutanoïqueC4H8O3Intermédiaire métabolique endogène (corps cétoniques)104,10
Acide tropique (acide 2-phényl-3-hydroxypropanoïque)C9H10O3Par synthèse166,17

Acides β-hydroxylés (BHA).

Formule chimique : R-CH(OH)-CH₂-COOH.

Solubilité : soluble dans les corps gras (propriété théorique).

Exemples de BHA : acide β-hydroxybutanoïque, acide tropique.

Statut cosmétique : non-commercialisés dans les formulations topiques actuelles ; aucune donnée clinique disponible sur leur efficacité cutanée.

<h3>Acides <b>β-hydroxylés (BHA)
Formule structurale des acides bêta-hydroxylés (BHA).

L'acide salicylique, un hydroxyacide aromatique souvent mal classé.

Dans la littérature cosmétique et dermatologique, l'acide salicylique (concentration < 3%) est souvent décrit comme le représentant principal et le plus courant des BHA, mais cette classification serait inexacte. Il ne fonctionnerait pas comme un βHA, ni de par sa structure chimique, ni de par sa fonction biologique ou physiologique.

Dans la molécule d'acide salicylique, les groupes -OH et -COOH sont tous deux directement liés à un cycle benzénique aromatique, et le groupe hydroxyle y est légèrement acide — à l'instar du phénol — contrairement aux groupes hydroxyle neutres des AHA, BHA et PHA aliphatiques.

Or, cette neutralité du groupe hydroxyle est précisément ce qui conditionne les mécanismes biologiques spécifiques des hydroxyacides : leur action sur la kératinisation, leur effet sur la synthèse des composants dermiques, et leur tolérance cutanée.

L'acide salicylique et ses dérivés salicylates seraient plutôt des dérivés de l'acide benzoïque, qui appartiennent à la famille des hydroxyacides aromatiques (AMA).

Les PHA, la seconde génération des hydroxyacides.

Pour pallier les inconvénients des AHA, des hydroxyacides de seconde génération ont été développés : les PHA (acides polyhydroxylés). Ce sont des acides carboxyliques organiques comportant au moins deux groupes hydroxyles (-OH) liés à des atomes de carbone d'une chaîne aliphatique ou alicyclique, dont au minimum un en position α. ​Tous les groupes hydroxyle du PHA sont neutres ; seul le groupe carboxyle confère son acidité. De nombreux PHA sont des métabolites endogènes naturels ou des produits intermédiaires du métabolisme des glucides.

Parmi les PHA, la gluconolactone est la plus utilisée.

PHAINCIFormule chimiqueOrigineMasse moléculaire (g/mol)
GluconolactoneGluconolactoneC6H10O6Oxydation du glucose (dérivé du maïs ou du sucre de betterave/canne à sucre) par fermentation microbienne ; Forme lactonisée de l'acide gluconique178,14
RibonolactoneRibonolactoneC5H8O5Oxydation chimique ou enzymatique du ribose issu de levures ; Forme lactonisée de l'acide ribonique148,11
GalactonolactoneGalactonolactoneC6H10O6Oxydation enzymatique du galactose provenant de pectines végétales ; Forme lactonisée de l'acide galactonique (épimère en C4 de l'acide gluconique)178,14
Glucarolactone / SaccharolactoneSaccharolactoneC6H8O7Oxydation enzymatique ou chimique des deux fonctions terminales du glucose ; Forme lactonisée par déshydratation intramoléculaire192,12
Acide gluconiqueGluconic AcidC6H12O7Oxydation de la fonction aldéhyde (-CHO) du glucose196,16
GlucoheptonolactoneGlucoheptonolactoneC7H12O7Oxydation enzymatique du glucoheptose (lui-même obtenu par réduction du gluconate) ; Forme lactonisée de l'acide glucoheptonique208,17

Comment agissent les PHA sur la peau ?

Les PHA partagent avec les AHA leur capacité à moduler la kératinisation, entraînant une augmentation de l'épaisseur cutanée comparable à celle obtenue avec les AHA. Une étude comparative de 12 semaines a démontré des effets équivalents entre des produits à base de PHA et de produits AHA similaires, avec une meilleure tolérance dans le groupe PHA. Cette tolérance supérieure tient à leur plus grande taille moléculaire, qui ralentit la pénétration dans la couche cornée et réduit les interactions irritantes avec les récepteurs sensoriels des couches superficielles.

Leur masse moléculaire plus élevée que celle des AHA ralentit leur pénétration cutanée sans pour autant éliminer leur biodisponibilité, grâce à un pKa comparable à celui des AHA — celui du gluconolactone est d'environ 3,7 proche du pKa de l'acide glycolique (3,83).

Leur activité antioxydante constitue leur principale différence fonctionnelle avec les AHA classiques. Les PHA chélatent les ions métalliques pro-oxydants (Fe²⁺, Cu²⁺) et piègent les radicaux libres. Sur un modèle in vitro de photovieillissement, le gluconolactone protège les cellules contre les dommages UV en neutralisant les métaux qui catalysent la production de radicaux hydroxyle via la réaction de Fenton. Contrairement à l'acide glycolique, il n'augmente pas la formation de cellules "coups de soleil" après irradiation UVB.

Les PHA renforcent également la fonction barrière de la couche cornée en améliorant l'organisation des lipides intercornéocytaires, réduisant la perte insensible en eau. Combiné à leur caractère humectant — rétention d'eau grâce à leurs multiples groupes hydroxyle qui se lient aux molécules d'eau — cet effet barrière les positionne comme actifs de référence pour les peaux sèches et sensibles. Des études de tolérance ont confirmé leur compatibilité avec les peaux atopiques et rosacéiques, populations pour lesquelles les AHA classiques seraient irritants.

Acide polyhydroxylés (PHA)

Formule chimique : R(OH)n-COOH avec n ≥ 2.

Concentration d'utilisation : minimum 5% pour une efficacité clinique ; 8 à 14% dans les études documentant l'amélioration des signes du photovieillissement.

pH : 3,0 - 4,0.

Solubilité : soluble dans l'eau (hydrosoluble).

Exemples de PHA : gluconolactone (forme cyclisée stable), acide gluconique, glucoheptonolactone, ribonolactone*, galactonolactone*, glucarolactone/acide glucarique*.

*Pas de preuve d'efficacité cosmétique.

Propriétés : kératolytique douce, humectante, hydratante, antioxydante/chélatrice, anti-inflammatoire, photoprotectrice, renforçatrice de la barrière cutanée.

Bienfaits : teint terne, sécheresse cutanée, photovieillissement.

Types de peau : peaux sensibles, peaux réactives, peaux sujettes aux affections cutanées (eczéma, psoriasis, rosacée, etc.), peaux irritées.

Précautions : non-photosensibilisants ; bien tolérés par les peaux fragiles ; adaptés aux femmes enceintes et allaitantes.

<h3>Acide <b>polyhydroxylés (PHA)</b></h3><p><b>Formule chimique : </b>R(OH)n-COOH avec n ≥ 2
Formule structurale des acides polyhydroxylés (PHA).

Que sont les PHBA, cette dernière génération d'acides hydroxylés à date ?

Plus récents, les PHBA (acides polyhydroxybioniques, également appelés acides bioniques ou acides aldobioniques) représentent une nouvelle génération d'hydroxyacides pour les soins cosmétiques. Chimiquement, ce sont des PHA auxquels est greffé un monomère glucidique par liaison éther — ce qui les distingue structuralement des PHA et leur confère une masse moléculaire plus élevée. L'acide lactobionique, l'acide maltobionique et l'acide cellobionique en sont des exemples. Ils sont généralement obtenus à partir de leur disaccharide par oxydation chimique ou enzymatique : l'acide lactobionique est obtenu à partir du lactose, l'acide maltobionique à partir du maltose, et l'acide cellobionique à partir du cellobiose

Bien que les PHBA soient des molécules plus volumineuses que les AHA traditionnels (≈ 350 g/mol), leur pKa est comparable à celui de l'acide glycolique (≈ 3,8 pour l'acide lactobionique), ce qui leur confère une biodisponibilité cutanée suffisante malgré leur taille. Ils offrent les mêmes bienfaits que les PHA — tolérance, hydratation, activité antioxydante et chélatrice — en y ajoutant une propriété distinctive absente chez les AHA et les PHA : l'inhibition des métalloprotéinases matricielles (MMP). Sous forme de solution aqueuse concentrée, l'acide lactobionique forme à température ambiante une matrice gel hygroscopique et transparente, qui confère à la formulation des propriétés filmogènes protectrices et apaisantes.

Sources

FAQ sur les AHA, BHA et PHA.

Puis-je combiner les AHA et les BHA ?

Oui, vous pouvez associer ces deux exfoliants chimiques. Si vous avez plusieurs problématiques de peau à la fois (signes de l'âge, pores obstrués, grain de peau irrégulier, imperfections, manque d'éclat), utiliser des AHA et de l'acide salicylique en même temps pourrait être pertinent. Cette combinaison permet de bénéficier à la fois de l'action exfoliante et régénérante en surface des AHA en stimulant le renouvellement épidermique et la synthèse des composants dermiques, et de l'action en profondeur de l'acide salicylique dans les follicules pileux grâce à sa liposolubilité. Les deux actifs sont ainsi complémentaires dans leur site d'action.

Existe-t-il des alternatives naturelles aux AHA pour l'exfoliation ?

L'exfoliation enzymatique constitue la principale alternative. Des enzymes protéolytiques d'origine végétale — papaïne (papaye), bromélaïne (ananas) — dissolvent les liaisons peptidiques des protéines intercornéocytaires sans modifier le pH cutané, offrant une exfoliation plus douce, mieux tolérée par les peaux sensibles. Ces alternatives restent cependant moins documentées cliniquement que les AHA sur le photovieillissement et la stimulation dermique.

Quels sont les meilleurs exfoliants AHA pour peaux sensibles ?

Pour les peaux sensibles, l'acide lactique est préférable à l'acide glycolique. Sa masse moléculaire légèrement supérieure (90 g/mol contre 76 g/mol) et sa pénétration plus superficielle induisent moins de picotements, tout en conservant des effets hydratants et exfoliants significatifs. En tant que composant naturel du facteur naturel d'hydratation (NMF) de la peau, il présente une meilleure biocompatibilité cutanée. Pour les peaux les plus réactives, les PHA ou les PHBA constituent les alternatives de choix, offrant des bénéfices comparables aux AHA sans leur potentiel irritant.

Les BHA sont-ils adaptés aux peaux sensibles ?

Les BHA ne sont pas commercialisés à ce jour. L'acide salicylique, souvent désigné à tort comme BHA, cible préférentiellement les peaux grasses et sujettes aux imperfections. Sur les peaux sensibles, il doit être utilisé avec précaution, à faible concentration.

Quels sont les avantages des acides polyhydroxylés (PHA) par rapport aux AHA et BHA ?

Les PHA offrent une tolérance cutanée supérieure, sans photosensibilisation, tout en partageant avec les AHA leurs bénéfices sur le renouvellement cutané et la stimulation du collagène. Ils s'en distinguent par trois propriétés supplémentaires : une activité antioxydante et chélatrice des métaux pro-oxydants, un renforcement de la fonction barrière lipidique de la couche cornée, et l'absence d'augmentation de la photosensibilité. Ces caractéristiques les positionnent comme actifs de référence pour les peaux sensibles, réactives ou atopiques.

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