L’huile de coco contient plusieurs composés susceptibles, en théorie, de soutenir les différentes phases de la cicatrisation. L’acide laurique, l’un de ses principaux acides gras, possède une activité antimicrobienne démontrée contre certaines bactéries, notamment Staphylococcus aureus, fréquemment impliquée dans les infections cutanées. Cette propriété est particulièrement pertinente dans le contexte des plaies, où une contamination bactérienne peut retarder la réparation tissulaire et prolonger l’inflammation locale.
Au-delà de son effet antimicrobien, l’huile de coco semble agir sur plusieurs mécanismes biologiques clés de la cicatrisation. Des travaux expérimentaux suggèrent qu’elle pourrait favoriser une fermeture plus rapide des plaies en stimulant la prolifération des fibroblastes, la synthèse et la réorganisation du collagène, ainsi que la néovascularisation — des processus essentiels à la reconstruction dermique. Son activité anti-inflammatoire contribuerait également à moduler la phase inflammatoire initiale, tandis que ses propriétés antioxydantes, associées à une augmentation de l’activité d’enzymes antioxydantes et à une réduction de la peroxydation lipidique, pourraient limiter le stress oxydatif au sein du tissu lésé. Ce contrôle de l’environnement oxydatif est important, car un excès de radicaux libres peut altérer les cellules impliquées dans la réparation.
Enfin, la composition lipidique de l’huile de coco, riche en triglycérides à chaîne moyenne, participe au maintien d’un milieu humide favorable à la cicatrisation. En formant un film occlusif modéré, elle limite la perte hydrique transépidermique et soutient la restauration de la barrière cutanée. Cette action peut également contribuer à assouplir les croûtes et à réduire les fissurations superficielles susceptibles de perturber la réparation.
L’ensemble de ces mécanismes — antimicrobiens, anti-inflammatoires, antioxydants et structuraux — suggère que l'huile de coco pourrait être intéressante pour soutenir la cicatrisation.