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Régime alimentaire et rosacée.

Doit-on avoir une alimentation spécifique si l’on souffre de rosacée ?

Parfois confondue avec l’acné ou l’eczéma, la rosacée est une maladie de peau qui provoque des rougeurs intenses sur le visage, particulièrement sur les joues. Si les causes exactes de la rosacée sont encore mal comprises, les scientifiques ont reconnu que certaines habitudes, notamment alimentaires, pouvaient soulager ou exacerber ses symptômes. Quelle alimentation adopter pour les personnes sujettes à la rosacée ? Découvrons ensemble les aliments conseillés et déconseillés lorsque l'on souffre de rosacée.

Publié le 27 février 2023, mis à jour le 26 février 2026, par Pauline, Ingénieure chimiste — 23 min de lecture

L'essentiel à retenir.

  • La rosacée est une dermatose inflammatoire, principalement caractérisée par des rougeurs, même s'il existe plusieurs formes de la maladie, qui nécessite une prise en charge dermatologique.

  • Il n’existe pas de régime alimentaire universellement validé en cas de rosacée, mais certains aliments peuvent aider à soutenir un terrain moins inflammatoire : poissons gras, oléagineux, fruits, légumes et aliments peu transformés. Le régime méditerranéen est notamment un modèle alimentaire intéressant.

  • Certains aliments semblent susceptibles de déclencher des poussées de rosacée, même si des travaux complémentaires sont encore nécessaires : alcool, plats épicés, boissons très chaudes, aliments riches en graisses saturées.

  • Cela étant, il n’existe pas de liste qui classe des bons et des mauvais aliments en cas de rosacée. L’identification des aliments qui apaisent ou aggravent la rosacée repose souvent sur des observations individuelles et personnelles.

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Quelques rappels sur la rosacée.

La rosacée est une dermatose inflammatoire chronique touchant principalement le centre du visage. Elle se manifeste par une rougeur diffuse liée à une dilatation persistante des vaisseaux sanguins, souvent associée à une hypersensibilité cutanée et à des sensations de brûlure ou de picotement. L’évolution de la rosacée est généralement cyclique, avec des phases d’exacerbation et des périodes d’accalmie. Au fil du temps, les rougeurs peuvent devenir permanentes et s’accompagner d’autres signes inflammatoires.

On distingue plusieurs formes cliniques de rosacée : la rosacée vasculaire (ou couperose), dominée par les rougeurs et les bouffées vasomotrices, la rosacée papulo-pustuleuse, caractérisée par des boutons inflammatoires pouvant évoquer l’acné, la forme hypertrophique, plus rare, associée à un épaississement cutané, comme le rhinophyma, et la rosacée oculaire, qui touche les paupières et la surface oculaire avec des rougeurs et de la sécheresse des yeux.

Compte tenu de la diversité des formes cliniques et du risque d’aggravation de la rosacée, nous vous conseillons de consulter un dermatologue dès l’apparition de symptômes évocateurs. Un avis médical permet de poser un diagnostic précis et d’adapter la prise en charge avant d’envisager toute modification du régime alimentaire.

Des aliments à privilégier en cas de rosacée ?

Si l’alimentation n’est pas une cause directe de la rosacée, elle peut influencer l’intensité et la fréquence des poussées chez certaines personnes. Plusieurs patients rapportent que certains aliments déclenchent ou aggravent les rougeurs, tandis que d’autres semblent mieux tolérés. À ce jour, il n’existe pas de régime alimentaire universellement conseillé en cas de rosacée. Toutefois, certains aliments présentent des mécanismes liés à l'inflammation et à la vascularisation, qui laissent penser qu'ils pourraient aider à espacer les crises de rosacée.

Le café ou le thé.

Le café est souvent cité parmi les aliments qui déclenchent une poussée de rosacée, principalement en raison de sa teneur en caféine. Pourtant, les données scientifiques nuancent cette idée. En pratique, ce n’est pas tant la caféine elle-même que la température élevée des boissons qui semble favoriser les rougeurs. Les boissons très chaudes induisent une vasodilatation réflexe des vaisseaux cutanés, pouvant majorer les bouffées vasomotrices caractéristiques de la rosacée. Chez certaines personnes, un café ou un thé consommé très chaud peut ainsi déclencher transitoirement des rougeurs.

En revanche, une large étude prospective (82 737 femmes suivies entre 1991 et 2005) a montré une association inverse entre la consommation de caféine et le risque de développer une rosacée.

Les participantes ayant une consommation élevée de caféine présentaient en effet un risque réduit de rosacée. Plus spécifiquement, la consommation de quatre tasses de café par jour ou plus était associée à une réduction significative du risque de poussée de rosacée, tandis que le café décaféiné ne montrait pas d’association significative.

23%

de diminution du risque de poussée de rosacée pour les participantes consommant quatre tasses de café par jour ou plus par rapport aux non-consommateurs.

Ces résultats suggèrent que la caféine pourrait exercer un effet vasoconstricteur qui pourrait théoriquement limiter la rosacée. Toutefois, cette association n’a pas été retrouvée pour la caféine provenant d’autres sources comme le thé, les sodas ou le chocolat. En l’état actuel des connaissances, le café pourrait donc être intéressant, à condition d'être consommé tiède et non très chaud. Cela étant, davantage de travaux sont encore nécessaires pour l'affirmer.

Les aliments contenant de la vitamine B2.

L’hypothèse d’un lien entre vitamine B2 (riboflavine) et rosacée remonte aux années 1940, lorsqu’un déficit en riboflavine a été suggéré comme pouvant aggraver certaines manifestations cutanées inflammatoires. La riboflavine joue un rôle clé dans le métabolisme énergétique cellulaire et dans le fonctionnement des systèmes antioxydants, notamment via ses dérivés coenzymatiques (FAD et FMN). Certaines observations cliniques ont rapporté qu’une application topique de vitamine B2 pouvait améliorer l’aspect cutané chez des personnes atteintes de rosacée, en particulier en réduisant l’érythème et l’inflammation.

Le mécanisme exact reste cependant discuté. Il a été proposé que la riboflavine puisse moduler la réponse inflammatoire en limitant l’adhérence des cellules immunitaires à l’endothélium et en réduisant le stress oxydatif local. L’inflammation et un dysfonctionnement vasculaire étant directement impliqués dans la physiopathologie de la rosacée, cet effet pourrait théoriquement contribuer à atténuer les symptômes. Néanmoins, les données concernent essentiellement l’usage topique ; aucune étude n’a démontré qu’une supplémentation orale modifiait l’évolution clinique de la maladie. Il est ainsi difficile de considérer que la vitamine B2 fait partie des aliments à privilégier en cas de rosacée. Une alimentation équilibrée, couvrant notamment les besoins en riboflavine, participe sans doute au maintien d’une peau saine, mais elle ne constitue pas un traitement de la rosacée à proprement parler.

AlimentTeneur moyenne en vitamine B2 (mg / 100 g)
Foie de bœuf≈ 2,8 à 3,0 mg
Amandes≈ 1,1 mg
Fromage (emmental)≈ 0,4 à 0,5 mg
Œufs≈ 0,4 mg
Champignons (crus)≈ 0,4 mg
Épinards≈ 0,2 mg
Lait≈ 0,18 mg
Riz complet≈ 0,1 mg
Les principaux aliments riches en vitamine B2 (riboflavine).

À titre indicatif, les apports nutritionnels recommandés en vitamine B2 sont d’environ 1,6 à 2 mg par jour chez l’adulte.

Les aliments riches en zinc.

Le zinc est un oligo-élément impliqué dans la régulation de l’immunité, la cicatrisation et la réponse inflammatoire, ce qui explique son intérêt en cas de dermatose inflammatoire. Toutefois, les données cliniques concernant la supplémentation orale en zinc pour les patients atteints de rosacée restent contrastées. Une étude en double aveugle a évalué l’effet du sulfate de zinc (220 mg deux fois par jour pendant 90 jours) chez 44 patients atteints de rosacée. À l’issue des trois mois, une amélioration des scores de sévérité a été observée dans les deux groupes (zinc et placebo), mais sans différence statistiquement significative entre eux. Les concentrations sériques en zinc étaient logiquement plus élevées dans le groupe supplémenté, mais cela ne s’est pas traduit par un bénéfice clinique. Les auteurs ont conclu que le zinc oral ne démontrait pas d’efficacité significative par rapport au placebo dans cette population.

À l’inverse, une autre étude menée à Bagdad entre 2002 et 2004, incluant 25 patients, a rapporté des résultats plus favorables. Les participants recevaient 100 mg de sulfate de zinc trois fois par jour selon un protocole en double aveugle avec permutation des groupes après trois mois. Chez les patients traités par zinc dès le départ, le score moyen de sévérité (initialement 8 ± 2,0) a diminué significativement dès le premier mois. Après passage au placebo, une légère remontée du score a été observée, sans retour au niveau initial. Dans le groupe placebo initial, l’amélioration n’est apparue qu’après introduction du zinc.

Score de gravité de la rosacée dans le groupe A (carrés noirs, commencé avec du sulfate de zinc, puis passé au placebo) et B (ronds noirs, commencé avec un placebo, puis passé au sulfate de zinc) pendant la période d’étude de 6 mois.

Score de gravité de la rosacée dans le groupe A (carrés noirs, commencé avec du sulfate de zinc, puis passé au placebo) et B (ronds noirs, commencé avec un placebo, puis passé au sulfate de zinc) pendant la période d’étude de 6 mois.

Source : AL-SALMAN H. N. & al. Oral zinc sulfate in the treatment of rosacea: A double-blind, placebo-controlled study. International Journal of Dermatology (2006).

Ces divergences méthodologiques (effectifs restreints, doses différentes, durée variable) rendent l’interprétation délicate. Sur le plan mécanistique, le zinc pourrait moduler l’inflammation en inhibant l’activation du facteur de transcription NF-κB, impliqué dans la production de cytokines pro-inflammatoires telles que le TNF-α et l’IL-1β. Toutefois, les données restent insuffisantes pour recommander systématiquement aux patients de prendre un complément alimentaire à base de zinc en cas de rosacée. Mieux vaut intégrer naturellement des aliments riches en zinc dans son alimentation pour répondre aux besoins de l'organisme, sans trop espérer que cela aura un effet sur les crises de rosacée.

AlimentTeneur moyenne en zinc (mg / 100 g)
Huîtres≈ 20 à 30 mg
Foie de veau≈ 8 à 12 mg
Bœuf≈ 4 à 6 mg
Graines de courge≈ 7 à 8 mg
Sésame≈ 7 mg
Lentilles≈ 3 mg
Noix de cajou≈ 5 à 6 mg
Fromage (emmental)≈ 3 à 4 mg
Œufs≈ 1,3 mg
Les principaux aliments riches en zinc.

À titre indicatif, les apports nutritionnels recommandés en zinc sont d’environ 8 à 11 mg par jour chez l’adulte.

Les aliments renfermant des oméga-3.

Les acides gras oméga-3 (EPA et DHA notamment) sont reconnus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices. Ils interviennent dans la synthèse de médiateurs lipidiques capables de moduler la réponse inflammatoire et de limiter la production de cytokines pro-inflammatoires. Or, la rosacée repose en partie sur une dérégulation immunitaire et neurovasculaire, avec une activation excessive de voies inflammatoires. Dans cette perspective, les oméga-3 figurent parmi les aliments à privilégier en cas de rosacée, même si les données cliniques humaines restent encore limitées.

Une étude expérimentale récente a exploré leur rôle dans un modèle murin de rosacée induite par le peptide LL37. Une supplémentation alimentaire en oméga-3 a permis de réduire l’érythème cutané et de diminuer l’infiltration de cellules inflammatoires dermiques, comme les mastocytes, les neutrophiles et les lymphocytes CD4+. Les auteurs ont également montré une inhibition de la voie TLR2/MyD88/NF-κB, impliquée dans l’activation inflammatoire, ainsi qu’une diminution des cytokines pro-inflammatoires. Les analyses bioinformatiques ont révélé un chevauchement important entre les voies modulées par les oméga-3 et celles impliquées dans la physiopathologie de la rosacée, en particulier la forme érythémato-télangiectasique. Bien que ces résultats soient prometteurs, ils proviennent d’un modèle animal : ils suggèrent un potentiel intérêt nutritionnel, mais ne permettent pas encore de conclure à l'intérêt des oméga-3 pour calmer les poussées de rosacée chez l'Homme.

AlimentTeneur moyenne en oméga-3 (pour 100 g)
Saumon≈ 2 à 2,5 g
Maquereau≈ 2 à 3 g
Sardines≈ 1,5 à 2 g
Hareng≈ 1,7 à 2,4 g
Graines de lin≈ 16 à 20 g
Graines de chia≈ 17 g
Noix≈ 9 g
Huile de colza≈ 9 g
Les principaux aliments riches en oméga-3.

Les apports recommandés en oméga-3 varient selon les sources, mais une consommation régulière de poissons gras (1 à 2 fois par semaine) est généralement conseillée dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Le régime méditerranéen, le plus adapté en cas de rosacée ?

Le régime méditerranéen est souvent cité parmi les modèles alimentaires bénéfiques en contexte inflammatoire. Riche en fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, poissons, huile d’olive et oléagineux, et pauvre en viandes rouges et produits ultra-transformés, il se caractérise par un apport élevé en antioxydants, fibres et acides gras mono- et polyinsaturés. Ce profil nutritionnel pourrait théoriquement moduler les voies inflammatoires impliquées dans la rosacée, tout en soutenant le microbiote intestinal, dont le rôle est de plus en plus étudié dans cette dermatose.

Une étude prospective menée entre 2018 et 2021 auprès de 3 496 adultes a exploré le lien entre l'adhésion à un régime de type méditerranéen et le risque de rosacée. Les chercheurs ont utilisé un score d’adhérence (Mediterranean Diet Score) basé sur sept groupes alimentaires. Après ajustement, chaque augmentation d’un point du score était associée à une diminution significative du risque de rosacée. Fait intéressant, cette association protectrice était observée chez les participants ayant un IMC inférieur à 24,5 kg/m², mais pas chez ceux en surpoids ou obèses, suggérant une interaction entre statut métabolique et réponse inflammatoire.

Ces résultats soutiennent l'idée selon laquelle le régime alimentaire méditerranéen pourrait être à privilégier, notamment chez les personnes atteintes de rosacée.

Les caractéristiques du régime alimentaire méditerranéen.

Les caractéristiques du régime alimentaire méditerranéen.

Source : CAPACCI A. & al. Influence of mediterranean diet on human gut microbiota. Nutrients (2020).

Les personnes atteintes de rosacée ne réagissent pas toujours de la même manière face aux aliments. La meilleure façon de déterminer ce qui est bon ou pas pour vous est de tenir un journal détaillant votre alimentation et d'y noter la fréquence et l'intensité des poussées de rosacée.

Quels aliments éviter quand on a de la rosacée ?

Si certains aliments semblent compatibles avec une peau sujette aux rougeurs, d’autres sont régulièrement rapportés comme déclencheurs de poussées. Il n’existe toutefois pas de liste de bons et de mauvais aliments en cas de rosacée universellement valable : la sensibilité varie d’un individu à l’autre. Cela étant, les aliments suivants sont fréquemment déconseillés aux personnes souffrant de rosacée.

Les aliments épicés.

Les aliments épicés figurent parmi les aliments qui déclenchent une poussée de rosacée les plus fréquemment rapportés. La capsaïcine, présente dans le piment et certaines épices, active le récepteur TRPV1 (Transient Receptor Potential Vanilloid 1), exprimé notamment par les fibres nerveuses cutanées. Ce récepteur joue un rôle clé dans les mécanismes nociceptifs et neurovasculaires. Son activation entraîne la libération de neuropeptides tels que le CGRP (calcitonin gene-related peptide) et le PACAP, qui induisent une vasodilatation des vaisseaux sanguins. Chez les personnes atteintes de rosacée, déjà caractérisée par une hyperréactivité vasculaire, cette stimulation peut augmenter l’érythème et la sensation de chaleur. En outre, l’activation répétée de ces voies neuro-inflammatoires pourrait entretenir l’inflammation locale. Ainsi, les plats très épicés font généralement partie des aliments à éviter si on souffre de rosacée.

Les boissons alcoolisées.

L’alcool est fréquemment cité parmi les aliments à éviter si on souffre de rosacée, en raison de son effet vasodilatateur. Sur le plan physiologique, l’alcool favorise la libération de médiateurs comme la bradykinine et certaines catécholamines, ce qui entraîne une dilatation des vaisseaux cutanés et une élévation locale de la température. Par ailleurs, l’alcool stimule la production de cytokines pro-inflammatoires, ce qui peut favoriser les poussées de rosacée. Sur le plan épidémiologique, une vaste étude prospective menée auprès de 82 737 femmes suivies pendant 14 ans a identifié 4 945 cas incidents de rosacée. Les analyses ont montré une augmentation progressive du risque en fonction de la consommation d’alcool. Certaines boissons, notamment le vin blanc et les spiritueux, semblaient plus fortement associées au risque que d’autres types d’alcool.

1,12

fois plus de risques de rosacée chez les personnes buvant 1 à 4 g d'alcool par jour.

1,53

fois plus de risques de rosacée chez les personnes buvant plus de 30 g d'alcool par jour.

Il serait toutefois injuste d’associer systématiquement la rosacée à la consommation d’alcool : si celle-ci peut exacerber les symptômes, la grande majorité des cas de rosacée survient indépendamment de tout alcool.

Les boissons chaudes.

Qu'il s'agisse d'un thé, d'un café ou d'un chocolat chaud, il est déconseillé de consommer ces boissons très chaudes lorsque l'on souffre de rosacée. Notons bien que ce ne sont pas ces boissons elles-mêmes qui sont incriminées, mais leur température. Bues très chaudes, elles favorisent une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui entraîne rougeurs et bouffées de chaleur.

Les produits laitiers.

La place des produits laitiers dans la rosacée fait l’objet de débats.

Certaines observations suggèrent que les produits laitiers pourraient agir comme des déclencheurs de la rosacée, tandis que d’autres travaux épidémiologiques n’ont pas confirmé cette association, voire ont observé un effet neutre ou protecteur selon le type de produit consommé. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Les produits laitiers contiennent des protéines bioactives et des facteurs de croissance pouvant influencer la signalisation inflammatoire. Ils peuvent également moduler le microbiote intestinal, de plus en plus étudié dans la rosacée en raison des liens entre dysbiose et inflammation systémique de bas grade. En l’état actuel des connaissances, il est donc difficile d’établir une recommandation générale.

Remarque : Les produits fermentés, comme le yaourt apportent des probiotiques susceptibles de soutenir l’équilibre intestinal, ce qui pourrait théoriquement atténuer l’inflammation cutanée retrouvée dans la rosacée.

Les aliments riches en graisses saturées.

Les aliments riches en graisses saturées, comme la charcuterie, les fritures et certains produits ultra-transformés, sont souvent évoqués parmi les aliments à éviter si on souffre de rosacée, bien que les preuves directes restent limitées. Cela étant, il est vrai qu'une alimentation riche en acides gras saturés favorise un état inflammatoire systémique de bas grade, qui pourrait théoriquement exacerber les symptômes de la rosacée.

Même s'il n'y a pas de preuve formelle pour la rosacée, une consommation modérée de graisses s’inscrit dans une démarche cohérente de santé globale.

Les aliments renfermant de la cinnamaldéhyde, comme la cannelle.

La cinnamaldéhyde est un un composé capable d’activer le récepteur TRPA1 (Transient Receptor Potential Ankyrin 1). Ce récepteur, exprimé par les fibres nerveuses sensorielles cutanées, intervient dans les mécanismes neurovasculaires et inflammatoires. Son activation peut entraîner la libération de neuropeptides vasoactifs, favorisant une vasodilatation des capillaires dermiques et l’apparition de rougeurs ou de sensations de chaleur. Toutefois, la dose seuil susceptible d’induire une réaction n’a pas été clairement établie, et la sensibilité varie fortement d’un individu à l’autre.

Bon à savoir : Outre la cannelle, la cinnamaldéhyde est présente dans les tomates, les carottes, le chocolat, les pommes et les oranges, ce qui ne signifie pas pour autant que ces aliments doivent être évités en cas de rosacée. Vous pouvez en consommer et, en notant les périodes où vous avez des poussées de rosacée, vous verrez si votre peau est sensible à ces aliments.

Que vous souffriez ou non de rosacée, toute modification importante du régime alimentaire doit idéalement être discutée avec un professionnel de santé au préalable. Ce dernier pourra vous aider à distinguer les véritables facteurs déclencheurs des simples coïncidences et pourra vous donner des conseils en fonction du sous-type de rosacée, notamment en cas de rosacée papulo-pustuleuse ou de rosacée oculaire. L’objectif est d’agir de manière globale, sans multiplier les restrictions inutiles.

Sources

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