À ce jour, il n’existe aucune preuve que les produits autobronzants provoquent un vieillissement prématuré chez l’Homme. Toutefois, certaines études ont soulevé des inquiétudes quant au potentiel de la réaction de Maillard, à l'origine de la couleur brune (mélanoïdines), à former des espèces chimiques réactives. Apparemment, en fusionnant avec les acides aminés des composants cellulaires de la couche cornée et de l'épiderme, la DHA libèrerait des composés moléculaires appelés produits d'Amadori ainsi que d'autres intermédiaires de la réaction de Maillard.
Or, ces composés d'Amadori sont connus pour produire des espèces radicalaires dans les couches épidermiques et dermiques de la peau, qui peuvent attaquer les structures cellulaires et dégrader les fibres de collagène et d’élastine, causant ainsi des dommages biologiques directs et favorisant le vieillissement prématuré de la peau. Il a également été prouvé que les produits d'Amadori déclenchent une modification oxydative des lipides (peroxydation des lipides membranaires).
Limites : Ces premières études ont été menées sur des kératinocytes humaines en culture (in vitro), des reconstructions épidermiques (ex vivo) ou sur des modèles animaux (in vivo). Elles n'ont pas encore été reproduites sur des cohortes humains. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour confirmer ces résultats.
D'après une étude, les produits de la réaction de brunissement de Maillard seraient sensibles aux UV entraînant alors une augmentation spectaculaire de la production de radicaux libres : plus de 180% de radicaux libres supplémentaires après 40 minutes d'exposition avec une solution de 20% de DHA par rapport à une peau non auto-bronzée. En d’autres termes, lorsque vous utilisez régulièrement un autobronzant, l’oxydation qui se produit à la surface de la peau augmente presque du double. Cela pourrait signifier davantage de stress oxydatif provoquant des signes visibles de vieillissement.
En parallèle, des études d'absorption cutanée in vitro ont montré que la DHA ne pénètre pas au-delà de la couche cornée quand elle est appliquée localement, ce qui suggère qu'il ne présente pas de risque significatif pour les couches plus profondes de la peau et ne provoquerait donc pas de vieillissement prématuré. De même, une autre étude menée sur des souris albinos sans poils montre que la DHA absorberait les UVB avec une valeur modeste de FPS de 1,6, offrant ainsi une photoprotection modérée contre les ultraviolets, et ce en fonction de la concentration et du nombre d'applications.